AFCOT - Association Française Cotonnière

AFCOT, Association française cotonnière.

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Discours du président


     

                                               

     

         Monsieur Franck NIEDERGANG, président de l'Association Française Cotonnière

                                                    Discours du 3 Octobre 2017

        Mesdames et Messieurs,
        Chers amis,


    C’est un plaisir chaque année renouvelé de vous retrouver, si nombreux, pour
    participer à notre traditionnel diner de l’AFCOT. Nous sommes ce soir plus de
    330, représentant une trentaine de pays différents.

    Au nom du Comité de Direction de l’AFCOT, je vous remercie de nous faire
    l’honneur d’être venus participer à ce diner ainsi qu’à nos travaux, souvent de
    très loin. Je salue mes homologues des associations cotonnières, ainsi que nos
    invités d’honneur qui vous ont été présentés par Monsieur Curt ARBENZ, Vice-
    Président de l’AFCOT.

    Je tiens tout particulièrement à saluer les délégations qui nous viennent des pays
    producteurs. Nous vous adressons notre plus vif soutien à l’orée de cette
    nouvelle campagne, et je vous remercie d’être nos ambassadeurs auprès des
    cotons-culteurs que vous représentez pour leur porter nos paroles
    d’encouragement.

    J’adresse mes remerciements à Monsieur François FAURE de la banque BNP
    Paribas, Monsieur Michael EDWARDS de Cotton Outlook, et monsieur Boubacar
    BA de la CMDT, pour leurs brillantes présentations à l’occasion de notre
    séminaire de ce matin.

    Je remercie Monsieur Baba BERTHE, Président de l’Association Cotonnière
    Africaine, Association soeur, de m’avoir accompagné dans la modération de ces
    présentations, mais surtout de nous honorer de votre présence parmi nous ce
    soir.

    Enfin et parce que quelques-uns d’entre nous se demande probablement
    pourquoi nous avons échangé un doux début d’automne Barcelonais contre un
    automne Normand, je profite de cette tribune pour saluer chaleureusement mon
    prédécesseur, Monsieur Georges TOBY. En choisissant Barcelone pour nous
    accueillir l’an dernier Georges a placé la barre très haut, et cela à plus d’un
    égard. Merci Georges pour ton travail et ton dévouement sans faille durant ton
    mandat à la tête de notre Association.

    Un an après notre dernière réunion à Barcelone, comme nous l’a montré le
    résultat du concours sur les prix du marché à terme au début de ce diner, d’une
    année à l’autre la différence de marché semble minime. Le marché cotonnier
    est-il devenu un long fleuve tranquille, ne s’est-il rien passé cette année ?
    L’année a bien eu son lot d’évènements majeurs, mais c’est un fait, le marché
    continue à se maintenir à des niveaux assez confortables.

    Dans le monde du coton la roue tourne, et parfois très vite. Nous savons que les
    périodes plus calmes ou plus favorables, sont surtout propices pour chacune de
    nos entreprises, de nos équipes et de nos associations à continuer sans relâche
    à améliorer nos protocoles, investir dans la recherche, l’information, la formation
    ainsi que de réévaluer les risques auxquels nous sommes confrontés, nous
    préparer aux aléas de demain.

    Dans l’esprit de pouvoir offrir à nos membres un outil solide, le Règlement
    General Européen doit s’adapter aux réalités de notre industrie. Aussi, je suis fier
    de vous annoncer que le Comité de Direction de l’AFCOT, assisté de juristes,
    met en ce moment les dernières touches à un règlement d’arbitrage pour « petits
    litiges »

    Par cette procédure, vous aurez désormais accès à un arbitrage simplifié pour
    traiter les litiges commerciaux ne dépassant pas 100,000 Euros. Un seul arbitre
    sera nommé contre 3 actuellement. Les objectifs visés sont d’offrir une durée de
    procédure réduite, nous travaillons sur une période maximale de 4 mois, ainsi
    que des couts de procédures également réduits par la nomination d’un seul
    arbitre.

    La mise en place de cet arbitrage simplifié pour des litiges d’un maximum de
    100,000 Euros répond à une demande actuelle de notre industrie. En effet
    nombre de parties se trouve régulièrement confrontées au dilemme de devoir
    abandonner des créances justifiées, au regard d’une durée de procédure
    souvent perçue comme trop longue, ainsi qu’à l’importance des moyens à
    engager pour leurs recouvrements.

    Avant de me soumettre au traditionnel exercice de dresser le tableau de la
    situation mondiale du marché du coton sur l’année écoulée, je souhaite profiter
    de cette tribune pour partager quelques observations sur une évolution
    fondamentale dans la manière de mener nos affaires depuis quelques années.
    J’ai commencé mes activités cotonnières avec Afrique de l’Ouest et du Centre il
    y a maintenant une vingtaine d’années pour le compte d’un grand négociant qui,
    comme d’autres, suite à la crise de 2008 s’est retiré de l’activité du négoce
    cotonnier.

    A l’époque la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre voyait sa production
    cotonnière augmenter régulièrement pour s’établir en 1997/1998 à environ
    950,000 tonnes. Les exportateurs commençaient à peine à s’ouvrir au négoce
    international après une longue histoire de quasi-exclusivité avec des sociétés qui
    depuis se sont entièrement renouvelées ou ont disparues.

    Le défi était alors clair pour mener nos affaires à bien : passer beaucoup de
    temps sur le terrain avec nos partenaires africains, apprendre, comprendre,
    aussi bien le terrain que les impératifs de nos fournisseurs. Cela nous permettait
    de leur « amener le marché » par le biais d’offres et de services compétitifs. Le
    maitre mot étant la communication. Constante.

    C’est là que l’on retrouve le plus important changement sur la vingtaine d’années
    écoulées. Sans conteste l’évolution de nos moyens et manières de
    communiquer. Nous avons aujourd’hui tous au moins 1 ou 2 téléphones
    portables. Je sais que certains ici en ont beaucoup plus ! Et ils nous
    accompagnent à chaque moment de nos vies. Une laisse numérique !

    Cette fantastique évolution des moyens de communication permet par exemple à
    des acteurs de suivre et participer aux activités commerciales tout en n’étant pas
    ou peu présents sur le terrain. Même si cela est surtout rendu possible grâce au
    professionnalisme des producteurs et exportateurs dans l’exécution des contrats.
    Cette simplification des communications longues distance qui rend notre planète
    plus petite, nous a doucement amené vers une multiplication des contreparties,
    et pour en faciliter la gestion, une prévalence de la commercialisation d’une très
    grande partie de la fibre de la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre par le biais
    d’appels d’offres.

    Ce système de l’appel d’offre a pour objet de stimuler la concurrence et a surtout
    le grand avantage d’offrir une certaine transparence, donc de simplifier le
    processus de décision. Le meilleur prix au temps T. Les principaux laissés pour
    compte de ce système sont malheureusement souvent la communication et
    l’expérience, et elles sont primordiales.

    Afin d’être réellement un instrument efficace ce système d’appel d’offre se doit
    d’être accompagné de deux mesures essentielles. Renforcer la communication
    directe entre les parties et sélectionner strictement nos contreparties.

    Pendant les dix dernières années, les prix du coton ont évolué entre un plus bas
    inférieur à 40 cents/livre en 2008 et plus haut proche de 220 cents/livre en 2011.
    La production de la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre a elle-même connue
    une importante volatilité évoluant entre environ 500,000 tonnes et 1,300,000
    tonnes au gré des fluctuations du marché à terme et du cours de l’Euro/US
    Dollar.

    Il est capital de garder en tête que nous sommes les acteurs d’un marché qui
    peut s’avérer extrêmement volatile. Cela implique des risques importants, tout
    particulièrement ceux liés à la performance de nos contreparties.

    Ces risques se trouvent exacerbés aussi bien par un environnement ou les
    contrats sont conclus de nombreux mois avant leur exécution, que par le fait que
    les conditions d’accès au produit (achats FOB paiements CAD) sont souvent
    bien plus aisées en Afrique de l’Ouest et du Centre que dans nombres d’autres
    pays exportateur à travers le monde. Le risque est la prolifération de
    contreparties dont la performance en cas de problème pourrait s’avérer
    douteuse.

    C’est en quelque sorte la rançon du succès. Comme le démontre les prix, et
    surtout les bases payés ces deux dernières années pour les cotons d’Afrique de
    l’Ouest et du Centre, le marché nous démontre que ces cotons sont de qualités,
    ils sont désirables et reconnus comme tel par la filature mondiale. Cette filature
    qui en ce moment même achète du coton Africain à des prix plus élevés que les
    cotons dit « contamination free », sans contamination, comme le coton US.
    Coton US d’ailleurs, pour lequel nous sommes quelques-uns, depuis quelques
    mois, à recevoir des réclamations de filateurs pour cause de contamination.

    Donc gardons constamment à l’esprit la question : mon client est-il en mesure
    d’exécuter ses engagements si le marché se retourne, ou au moment
    d’embarquer me montrera t-il son…dos ? Nous sommes ici sans doute
    quelques-uns à avoir déjà vécu cette désagréable expérience. Même si depuis
    quelques temps le marché nous épargne ce type de situation, cela ne veut pas
    dire que nous devons négliger ce risque. A aucun prix, la punition serait trop
    lourde.

    Nous sommes au début d’une nouvelle année cotonnière ou les statistiques
    officielles nous annoncent de très importantes productions attendues dans de
    nombreuses régions du monde. Cela pourrait évidemment peser sur les cours,
    donc gardons un oeil averti sur nos contreparties et la bonne exécution de nos
    contrats. Une bonne affaire c’est quand le paiement de la marchandise arrive
    sur notre compte bancaire, pas seulement lorsque l’achat ou la vente sont
    confirmés.

    Cela m’amène naturellement à la situation du marché depuis notre diner de l’an
    dernier.
    Nous avons vu la production cotonnière augmenter régulièrement ces dernières
    années. D’après les chiffres de l’ USDA du début du mois de Septembre 2017,
    cette année continue sur cette lancée avec un production mondiale annoncée à
    26.3 million de tonnes pour la campagne 2017/2018. A titre d’exemple, pour les
    Etats Unis d’Amérique, l’USDA nous annonce une production qui pourrait être la
    plus importante depuis la campagne 2005/06. Pour mémoire les USA étaient à
    l’époque encore sous le régime de subvention « step 2 » qui encourageait la
    production et les exports. Retrouver de tels niveaux de production n’est pas
    anodin.

    Comment en sommes nous arrive là :
    Les cours du coton ont été soutenu cette année et on même approché les 87
    cents par livre en Juillet. La faiblesse des prix de certaines spéculations
    concurrentes du coton telles que le soja et le mais, la poursuite du succès des
    ventes de déstockage par la réserve d’Etat en Chine et une participation sans
    précédents des spéculateurs au marché à terme cotonnier durant l’année, ont
    largement contribué à maintenir les cours à des niveaux relativement élevés, et
    donc à l’engouement des producteurs pour la culture du coton.

    Toujours selon les chiffres USDA de Septembre, l’anticipation d’importantes
    récoltes contribue également à un léger rebond du ratio des stocks disponible
    par rapport à la consommation à 59.5% alors que celui-ci est en constante
    diminution depuis des années. Ces chiffres devraient toutefois évoluer lorsque
    les dommages causés par les récents ouragans Harvey et Irma seront
    pleinement pris en compte.

    Cette année a été riche en évènements marquants pour les cours cotonniers, en
    voici trois exemples :
    Le premier est l’intervention télévisée du Premier Ministre Indien Monsieur Modi
    le 8 novembre 2016 pour annoncer sans préavis la fin de la validité des coupures
    de 500 et 1,000 roupies pour le jour même à minuit. Cela a été un coup de
    tonnerre. Cette annonce était destinée, selon le gouvernement, à lutter contre
    l’économie souterraine, le financement d’activités illégales et le terrorisme.

    La nature soudaine de cette annonce et le retrait brutal de la circulation d’une
    telle quantité d’espèces a provoqué d’énormes perturbations pour toute
    l’économie du pays. Chute de la bourse, queues devant les banques pour
    échanger des billets plus valides, etc. Cette période correspondant au début de
    la campagne cotonnière en Inde, et du fait qu’une grande partie des transactions
    entre producteur de coton et égreneurs se font en espèces, les arrivées de coton
    de nouvelle récolte se sont trouvées extrêmement ralenties.

    Face à cette situation, les filateurs indiens eux-mêmes, mais également des
    nombreux autres pays consommateurs réguliers de fibre indienne ont été forcés
    de couvrir leurs besoins avec d’autres origines. Nos amis exportateurs ou
    transitaires parmi nous ce soir, ont sans aucun doute relevé la très importante
    augmentation des embarquements vers l’inde et les pays voisins cette année.
    Nos amis négociants quant à eux, pourrons vous confirmer l’envolée des bases
    pour les embarquements rapprochés que cette situation a généré et dont nous
    continuons à ressentir les effets.

    Pour prendre à nouveau l’exemple des USA, les statistiques des exports en fin
    de campagne 2016/2017 montre que cette année, ils ont exporté vers l’inde 4.2
    fois plus de coton que l’année précédente, 2.6 fois plus au Bangladesh et 2.3 fois
    plus au Pakistan.

    Un autre fait notable pour cette année cotonnière a été la poursuite de la
    réduction des stocks de la réserve d’Etat chinoise. Après plusieurs tentatives
    infructueuses pour trouver la bonne formule, nous assistons depuis 2016 à un
    déstockage en bonne et due forme. 2.7 millions de tonnes ont ainsi été écoulées
    pendant l’exercice de mai à septembre 2016 et ce processus se poursuit sur la
    même lancée cette année depuis début mai pour s’arrêter fin Septembre.
    Maintenant que la Chine semble avoir la réduction de son stock stratégique sous
    contrôle, les rumeurs et interrogations vont bon train quant au timing de son
    retour sur marché des imports, en volume. Il y a une sorte de consensus dans
    le marché sur l’objectif de la Reserve Chinoise en terme de stock. Celui-ci se
    situe aux environs de 4 millions de tonnes.

    Si la consommation locale ainsi que le déstockage doivent continuer au rythme
    actuel pour l’année qui vient, une augmentation des besoins chinois en imports
    s’approche à grand pas. Quant à la taille de ses besoins, rappelons-nous
    qu’avant que la Chine ne commence à réduire ses imports en 2015 et 2016 pour
    les stabiliser a environ 1 million de tonnes par an, ceux-ci s’établissaient
    allégrement au-delà de 3 millions de tonnes par an.

    Lorsque cet appétit d’ogre sera de retour, la fonction du marché sera de créer les
    conditions de prix favorables afin que la production puisse nourrir l’ogre…
    Enfin, le troisième évènement marquant que je souhaite partager avec vous est
    l’extraordinaire prise de position sur le marché à terme cotonnier par les
    spéculateurs cette année. Ils ont accumulé des positions longues à des niveaux
    jamais vu. Pour donner un ordre de grandeur, le volume des positions ouvertes
    cumulés, a largement dépassé le précèdent record, constaté lors des
    évènements de 2010/2011.

    Ces mêmes spéculateurs étaient également positionnés sur les marchés à terme
    d’autres denrées agricoles. Il s’agit donc plus d’une stratégie globale du type de
    détenir des matières premières agricole comme couverture contre les risques
    d’inflation, que directement liée au coton lui-même. Mais les effets sur les cours
    sont bien palpables. Ces positions spéculatives ont activement contribué à la
    tendance haussière qui a prévalu jusqu’à mi-juin dernier et surtout sur le cours le
    plus élevé de l’année à 87.18 cents par livre, atteint le 15 mai dernier.
    Vous avez été très patients avec moi et je vous en remercie, je ne vais donc pas
    vous empêcher beaucoup plus longtemps de déguster votre dessert et profiter
    du reste de la soirée. Je sais, j’ai bien dit que je ne prendrais que trois
    exemples d’évènements marquants dans ce discours. Mais il y en a un dernier,
    assez extraordinaire, qui nous parle sans doute plus aux uns et aux autres réunis
    ici ce soir, et que je ne saurais laisser passer inaperçu.

    Je me réfère au spectaculaire retournement de situation dont nous avons été
    témoins cette année, vis-à-vis de la qualité de la production au Burkina Faso.
    Depuis des années lorsqu’il était question du coton du Burkina Faso les
    discussions revenaient malheureusement trop souvent vers les soies courtes,
    décotes, etc.

    Au regard de la qualité de la production dont nous a gratifié le « Pays des
    Hommes Intègres » cette année, il est grand temps de rendre à César ce qui est
    à César. Cette réussite restera sans conteste dans les annales de la production
    cotonnière, et elle ne doit rien au hasard.

    Un grand bravo à ceux qui en sont les artisans. Votre pugnacité et réussite
    forcent le respect, et votre présence parmi nous ce soir nous honore. Ce bravo
    s’étend évidemment à tous vos collaborateurs ainsi qu’aux cotonculteurs
    au pays, qui une fois de plus, ont montré au monde leur professionnalisme et
    engagement. Ce que vous avez accompli est exemplaire.

    Pour finir, je tiens à adresse mes remerciements appuyés à Brigitte Houllier,
    secrétaire comptable de l’AFCOT ainsi qu’à Gérard Kassarian, notre Secrétaire
    Général pour leur soutien sans faille a la bonne marche de notre Association.
    Egalement à mes collègues et amis du Comité de Direction que je retrouve
    toujours avec un réel plaisir à chacune de nos réunions.

    Je vous adresse à tous mes voeux de plein succès pour cette nouvelle
    campagne cotonnière que nous entamons, et je me réjouis de vous accueillir l’an
    prochain, à Monte-Carlo les 4 et 5 octobre 2018 pour le 128eme diner de
    l’Association Française Cotonnière.


    Merci

     Franck Niedergang   

     

     

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