AFCOT - Association Française Cotonnière

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Revue de presse

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Le 10 mai 2012
Cette année le Burkina Faso abandonne le coton OGM

Source: RFI
par Claire Fages

Le coton transgénique n'a pas tenu ses promesses au Burkina Faso. Grâce à sa résistance aux insectes, il devait donner des rendements 30% supérieurs au coton traditionnel. Mais cette croissance n'a pas été au rendez-vous. Bien sûr le climat n'a pas été favorable. Mais cela n'explique pas tout, loin de là. Les raisons de l'échec sont inhérentes au coton OGM lui-même. Plus sophistiqué, avec des capsules plus grosses, le coton transgénique ne souffre aucun bricolage, explique Gérald Estur, consultant spécialisé. Il exige une dose très précise d'engrais. Or il n'a pas bénéficié de soins aussi exacts, étant donné l'habitude qu'ont les cotonculteurs de détourner une partie des intrants subventionnés pour les autres cultures, en particulier vivrières, qui n'en bénéficient pas. Mais la plus mauvaise surprise, c'est la baisse de qualité de la fibre.

La semence vendue par Monsanto au Burkina a sans doute été fabriquée un peu trop rapidement. Croisée avec la variété américaine, elle donne certes un coton plus blanc que le coton couleur crème d'Afrique de l'Ouest, mais la fibre est considérablement raccourcie. Or la longueur de la fibre d'un coton fait toute sa qualité en filature. Le coton burkinabè, autrefois moyen-haut de gamme comme tout le coton ouest-africain, s'est retrouvé au rang bas de gamme du coton pakistanais. Ce qui a déboussolé non seulement les égreneurs mais aussi le négoce, avec à la clé une baisse des prix de 10% et un gros manque à gagner pour les sociétés cotonnières burkinabè. C'est pourquoi elles rétropédalent cette année. Les semis vont bientôt commencer et elles ont distribué pratiquement 100% de semences traditionnelles, contre 30% l'an dernier.

Les semences OGM qui représentaient 70% des surfaces l'an dernier seront boudées en attendant que Monsanto ne trouve une solution pour éliminer le caractère négatif pour la qualité de la fibre. Au grand dam des cotonculteurs qui s'étaient habitués à des travaux moins pénibles et moins dangereux pour la santé, puisque le coton OGM demandait beaucoup moins de traitements phytosanitaires que le coton conventionnel

Le 09 mai 2012
Sénégal: La production de coton en hausse de 8,28%

Source: Agence de presse Sénégalaise

La production de coton en hausse de 8, 28 %

Dakar, 7 mai (APS) – La production de coton a enregistré une ‘’progression’’, avec une amélioration des rendements et des revenus, malgré une campagne agricole ’’particulièrement difficile démarrée en juin’’, indique un document intitulé ‘’Bilan 2011/2012 et perspectives pour 2012/2013 : Focus sur le séminaire de Pakour (département de Vélingara)’’, reçu lundi à l’APS.

Le texte note une production de ‘’25 376 tonnes en progression de 8, 28% par rapport à celle de la campagne précédente de 23 434 tonnes, malgré la légère baisse des surfaces (-3,4%)’’.

Néanmoins, il fait état d’’’’une amélioration de 12% des rendements qui passent de 850 kg/ha à 952 kg/ha malgré un important déficit pluviométrique dans l’ensemble de la zone cotonnière’’.

Le document ajoute qu’il a été enregistré une ‘’amélioration très sensible du revenu des producteurs (+42% d’augmentation du revenu moyen à l’hectare) avec une marge après retrait du crédit de 140 000 FCFA/ha contre 80 932 FCFA/ha la précédente campagne’’.

‘’Un remboursement du crédit agricole des cotonculteurs qui se poursuit et est actuellement à hauteur de 92% malgré les difficultés de l’hivernage, l’exigible global n’est remboursé qu’à prés de 83% du fait du poids excessif des arriérés détenus par des agriculteurs ayant abandonné la culture cotonnière’’, précise la même source.

‘’Cette campagne est une confirmation de la dynamique de relance de la production enclenchée depuis la précédente campagne consécutive au plan de relance de la production élaboré pour inverser le cycle de contre performances notées à partir de 2007 dans toutes les filières cotonnières africaines du fait de la baisse des cours mondiaux’’, explique le document.

Et d’ajouter : ’’Elle fait ressortir que l’obstacle majeur à une relance ample, vigoureuse et durable est le surendettement des cotonculteurs qui traînent de lourds arriérés consécutifs aux longues années de crise de la filière. Il faut, pour soutenir la relance, à l’instar du Mali, du Burkina Faso et du Bénin desserrer définitivement l’étau du surendettement des cotonculteurs’’.

Le 03 mai 2012
Aux Etats Unis, les producteurs de coton OGM sont désemparés

Source: Le Monde

Michel Fok, chercheur au Cirad, étudie la culture du coton transgénique dans différents pays.

Y a-t-il une baisse des rendements du coton transgénique aux Etats-Unis?

Depuis trois à quatre ans, le rendement stagne au niveau global. Mais on manque de données plus fines et d'études détaillées. Une étude en Géorgie a montré qu'il y avait une baisse de la rentabilité de la culture du coton, du fait que les coûts augmentent. On constate aussi que cette culture demande de plus en plus de connaissances techniques, alors qu'à l'arrivée des OGM, ce qui paraissait excitant, c'est la facilité d'emploi qu'ils devaient procurer.

Observe-t-on aux Etats-Unis une augmentation des résistances des insectes et plantes nuisibles au coton transgénique ?

Le coton Bt est efficace contre une certaine chenille. Mais plusieurs dizaines de ravageurs peuvent attaquer le coton. Avant les OGM, on utilisait des insecticides chimiques qui contrôlaient les principaux ravageurs et maintenaient les ravageurs secondaires à un niveau bas. Quand on a utilisé le coton Bt, on a contrôlé la chenille la plus gênante, ce qui a laissé la place aux autres ravageurs, qui se sont développés et que l'on connaît beaucoup moins. Aux Etats-Unis, mais aussi en Chine, les producteurs sont désemparés et doiventrecourir à des pesticides classiques. Certains experts américains disent maintenant : "On a besoin de nouveaux pesticides" - alors même que les OGM devaient nous en débarrasser. Pour le coton herbicide, on n'avait pas du tout anticipé les phénomènes de résistance massive. Pour contrôler les herbes adventices, on fait venir des travailleurs mexicains pour arracher à la main les mauvaises herbes et les brûler.

Comment les producteurs réagissent-ils à cette situation ?

On constate un petit retour aux variétés conventionnelles. Pour le reste, les cultivateurs pensent que l'on trouvera une solution technologique. Mais ils prennent conscience que l'empilement de ces solutions conduira à une augmentation des coûts.

Le nombre de cultivateurs de coton aux Etats-Unis est passé de 34 000 en 1997 à 19 000 en 2007. Est-ce un effet indirect de la généralisation des OGM ?

Non, c'est la manifestation d'un phénomène général de concentration de l'activité agricole, que l'on observe aussi dans la culture du blé, qui n'est pas transgénique.

 

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