AFCOT - Association Française Cotonnière

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Revue de presse

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Le 23 janvier 2017
Burkina Faso label is back

Par Anne Guillaume-Gentil de COMMOD AFRICA

Wilfried Yameogo de la Sofitex : « Burkina Faso Cotton Label is back »

Aujourd'hui à l’ambassade du Burkina Faso à Paris, la Sofitex a signé avec ses partenaires financiers internationaux - la Société Générale, chef de file, la SFI et  BNP Paribas - la 26ème convention de financement pour un montant de €90 millions au titre de la campagne 2016/17 (Cf. nos informations). Wilfried Yameogo, directeur général de la Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex), visage souriant, n’a pas manqué de montrer sa satisfaction quant à la qualité retrouvée du coton burkinabè,  au retour «  des bonnes affaires » et à la confiance du pool bancaire.  

Entretien à CommodAfrica.

Comment se passe cette campagne marquée par un retour au coton conventionnel ?

La fibre renoue avec le label  de qualité du coton burkinabè. Depuis que nous avons commencé l’égrenage nous n’avons pas de fibre courte (1.1/16). Nous avons en abondance une fibre longue, le 1.5/32,  qui avait totalement disparu.

Comment ont, en revanche, réagi les cotonculteurs qui avaient plébiscité les OGM notamment pour la réduction de la pénibilité du travail ?

C’est vrai que les producteurs ont été dans un premier temps frileux pour repartir vers la culture du coton conventionnel qui induit une charge importante de travail. Mais le dénouement de la campagne nous montre qu’à cœur vaillant il n’y a rien d’impossible. Nous avons réalisé des emblavures sur des superficies importantes 649 000 hectares. Nous avons apporté des correctifs à ces superficies pour prendre en compte les inondations. Nous sommes revenus à des superficies de l’ordre de 600 000 hectares et aujourd’hui la production escomptée pour Sofitex est de 550 000- 580 000  tonnes   et pour le niveau national à  plus de 700 000 tonnes de coton graine.

Une production supérieure à la campagne précédente où était cultivé du coton conventionnel et OGM. Les producteurs ont été engagés. Il est vrai que nous avons pris les dispositions pour accompagner la production à travers la mise à disposition de produits phytosanitaires, d’’appareils de traitement et la mise en place de brigades de protection et de vigilance sanitaire. Tout cela a contribué à galvaniser les producteurs pour qu’ils opèrent une surveillance assez prompte des parcelles emblavées. Cela a permis de sauver les parcelles des attaques de parasites.

Quelles mesures avez-vous pris pour les producteurs qui détenaient des stocks de semences OGM ?

Nous avons effectivement exhorté les producteurs à nous retourner les stocks de semences OGM qu’ils détenaient et qui étaient leur propriété puisqu’ils les avaient acheté. Nous allons donc  payer aux producteurs les semences retournées.  Elles ont été pesées, testées.

C’est un poids financier important pour la Sofitex ?

Cela représente environ FCFA 120 millions. Nous allons payer et demander à Monsanto de compenser.

Où en êtes-vous du procès intenté à Monsanto où l’ensemble des trois sociétés cotonnières du Burkina réclamait FCFA 50 milliards ?

Nous avons engagé les discussions. Leur position était  figée sur un niveau de compensation. Ils ont rejeté notre proposition. Monsanto a fait une contre-proposition que nous avons rejeté nous aussi. C’est dans ce contexte qu’ait intervenu le processus de rachat de Monsanto par Bayer (cf. nos informations : Bayer rachète Monsanto pour $66 milliards),  ce qui a freiné les discussions. Nous allons les reprendre et nous avons bon espoir qu’ils nous comprendront.

Au niveau de Sofitex, avec à la hausse de la production, des investissements sont-ils envisagés ?

Pour réaliser des investissements dans la capacité d’égrenage il faut attendre d’avoir une bonne tendance. Si les intentions d’emblavures s’accroissent et si au titre de la campagne prochaine nous voyons que les fondamentaux sont intéressants, nous avons déjà identifiés un certain nombre de localités dans lesquelles la production s’accroit de manière significative et où nous pourrions  réduire le rayon de collecte en implantant une ou deux usines.

Les cours du coton sont-ils  aujourd’hui rémunérateurs pour la Sofitex ?

Les cours se sont redressés. Aujourd’hui le taux de change s’est raffermi. C’est plutôt bien. Nous avons vendu l’essentiel de notre production au-dessus des coûts de production, ce qui est une très bonne chose. La santé financière de la Sofitex devrait s’améliorer puisque nous avons vendu au-delà des coûts de revient mais  il faut reconnaître que nous avons un report à nouveau que nous sommes en train d’apurer progressivement.  Nous devrons être en situation bénéficière en 2016.

Le 23 janvier 2017
Le coton du Burkina Faso particulièrement encouragé par les banques cette année

Par Claire Fages, RFI

Pour la première campagne SANS OGM du premier producteur africain, la principale société cotonnière du pays, la Sofitex, a obtenu des prêts d'un montant total de 202 milliards de francs CFA. Une marque de confiance : le marché du coton va mieux, la qualité du coton burkinabè est de retour, la production est en hausse, et Sofitex a obtenu réparation de Monsanto. D'où une augmentation des engagements des partenaires financiers à Paris.

« C'est un directeur général très heureux qui vous parle. 90 millions d'euros... » 90 millions d'euros, c'est le montant du prêt que Wilfried Yameogo, directeur général de la Société burkinabè des fibres textiles, la Sofitex, vient de recevoir à l'ambassade du Burkina à Paris; 28% de plus que l'an dernier. Le pool international mené par la Société Générale a été rejoint par BNP Paribas. Les banques sont confiantes, y compris les établissements burkinabè qui ont prêté 110 millions d'euros, 10% de plus.

Cheikh Travaly, directeur général d'Ecobank Burkina. « Nous croyons dans les perspectives positives du coton burkinabè, non seulement parce qu’il y a une amélioration de la qualité, parce que le coton transgénique a été abandonné. On assiste à un redressement des prix du coton et également à un redressement des cours du dollar, ce qui est une bonne chose pour la Sofitex ».

Le Burkina Faso est revenu à 100% de coton NON OGM, la belle fibre longue du premier producteur africain est de retour sur les premières tonnes égrenées. La fibre courte qui avait pénalisé le Burkina a disparu, selon Wilfried Yameogo.

Le DG de Sofitex ne renonce pas définitivement au coton transgénique. Mais il a bataillé pour payer trois quarts de royalties de moins au semencier Monsanto.

« Les âpres négociations avec Monsanto, parce qu’il faut le dire, nous ont amenés à retenir la clef de répartition suivante : 25% des 15 milliards de francs CFA pour Monsanto et 75% conservés au niveau de la filière cotonnière burkinabè. »
 
Revenir au coton conventionnel. Produire davantage - 550 000 tonnes en zone Sofitex, 60 000 tonnes de plus que l'an dernier. Cela a demandé de motiver les producteurs, qui doivent effectuer plus de traitements insecticides qu'avec le coton OGM. La Sofitex a donc renforcé son accompagnement technique et augmenté son prix. « Le prix d’achat du coton égrené aux producteurs a été fixé à 235 francs le kilogramme premier choix, et il y a une décote de 25 francs pour le deuxième choix ».
 
Une motivation supplémentaire à produire un coton de qualité qui sera mieux rémunéré à Sofitex cette année.

 

Le 19 janvier 2017
La revanche du coton sur le cacao

Source RFI par Claire Fages

Alors le prix du cacao plonge, le coton se porte mieux, ce qui réjouit le premier producteur africain de coton, le Burkina Faso.

C’est la revanche du coton sur le cacao. Le premier pays cotonnier d’Afrique, le Burkina Faso peut se réjouir : la Sofitex, qui produit huit balles de coton burkinabé sur dix, vient d’obtenir 28 % de financements supplémentaires cette année du pool de banques internationales.

Le signe d’une confiance renouvelée dans la fibre blanche, qui fait moins grise mine depuis quelques mois. La livre de coton a dépassé les 70 cents de dollars à la Bourse de New York. Le marché international du coton se rééquilibre peu à peu avec une récolte annuelle inférieure à la demande, ce qui permet d’absorber les stocks, en particulier chinois. Autre avantage pour le coton, la remontée des prix du baril renchérit les fibres concurrentes, les synthétiques, ce qui redonne de l’intérêt à la fibre naturelle auprès de l’industrie textile.

Une récolte sans OGM prometteuse

Le coton voit donc son horizon s’éclaircir au niveau mondial. Mais la situation s’améliore aussi au Burkina Faso. Pour sa première campagne sans coton OGM, le numéro un du coton africain anticipe une récolte supérieure à l’an dernier, et surtout de bien meilleure qualité. La fibre longue est de retour, la fibre courte a disparu, selon la Sofitex. La société cotonnière ne subira plus la décote liée à ce défaut de la semence transgénique, qui lui a coûté si cher les années passées.

C’est décidément l’heure de la revanche des pays cotonniers sur les pays cacaoyers. Depuis deux ans ces derniers bénéficiaient du cours élevé des fèves. La Côte d’Ivoire et le Ghana avaient également été consacrés à la Coupe d’Afrique des nations. Cette année les pays cotonniers pourraient sur le terrain de matières premières comme sur les terrains de football « montrer de quelle fibre ils sont faits », commentait le représentant du pool de banques internationales mercredi.

Cependant une aggravation des troubles en Côte d’Ivoire pourrait de nouveau faire flamber les prix du cacao.

 

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