Au sortir d’une rencontre, ce jeudi, le ministre tchadien du développement industriel, commercial et de la promotion du secteur privé, M. Mahamat Hamit Koua informe que, l’Etat vise à travers cette décision sauver, ‘’les tas de coton entassés sans preneurs chez les paysans’’.

«La réduction du prix d’achat du kilogramme du coton graine à 220 FCFA est un compromis qui permettra de sauver la campagne cotonnière et d’encourager les cotonculteurs», déclare le ministre Mahamat Hamit Koua qui constate avec regret que, le pool bancaire n’a pas encore réagi favorablement pour accorder des crédits à la Société Cotonnière du Tchad-Société Nouvelle, à cause des arriérés qu’elle n’a pas pu éponger.

Au cours de la rencontre, le chef du gouvernement, Pahimi Padacké Albert, qui présidait les discussions, reconnait que, les subventions promises par l’Etat ne sont pas régulièrement versées comme il se doit en raison de la conjoncture actuelle du pays.

Malheureusement, Pahimi Padacké Albert regrette aussi le manque de réactivité des banques dans le cadre du financement promis pour la campagne cotonnière, estimant par ailleurs, que cela met en mal le déroulement de la campagne et le paiement que la Cotontchad doit aux producteurs.

Pour les financements de la campagne cotonnière 2016-2017 et la campagne de productivité 2017-2018, le gouvernement tchadien avait sollicité auprès des députés de l’autoriser à contracter deux crédits, auprès du pool bancaire. Les deux crédits sont d’un montant global de 124,784 milliards FCFA.

Mais, selon des sources concordantes contactées par APA, le pool bancaire qui finance habituellement les campagnes de production du coton, n’ a pas accédé à la requête du gouvernement.

Le pool bancaire exige le paiement de ses arriérés avant tout autre engagement. Entre-temps, la saison des pluies qui débute tôt dans le Sud du Tchad menace le coton produit et non enlevé par la CotonTchad Société Nouvelle.

AHD/of/APA